2026-06-05T10:08:29+02:005 juin 2026|Catégories : À LA UNE, DOSSIERS|
Le Recteur a présidé la dernière instance de l’année scolaire. Il a répondu à notre déclaration, sur le cas de la mise en œuvre du PPMS de Barbezieux, qu’il avait écrit lui-même pour remercier les personnels et qu’il nous rejoignait sur la volonté d’améliorer les protocoles par des retours d’expérience dans chaque établissement.
Sur la période de canicule de mai, il s’interroge sur le besoin de recensement du bâti scolaire quand « il n’y aura ni élève, ni enseignant à y mettre », dans un contexte de forte baisse démographique donc. Il a rappelé que l’État avait abondé de 2 milliards d’euros le budget des collectivités territoriales pour accompagner la transition écologique. Ensuite, il a minimisé les risques en faisant remarquer que des personnes âgées et des travailleurs du BTP souffrent plus que la communauté éducative. Il a relativisé la gravité de l’événement car les services ne décomptent que 17 écoles, 17 collèges et lycées ayant fait l’objet d’adaptations. Il dénombre 34 situations signalées, 2 élèves envoyés au CHU et aucun personnel évacué. Si nous partageons avec lui la préoccupation de la continuité du service publique d’enseignement, nous avons insisté sur le fait qu’enseigner dans des étuves, ce n’est pas sérieux, ce n’est pas le sens du métier. Nous sommes un service public d’Éducation, il faut en garantir les conditions d’exercice. Les RSST sont la partie émergée de l’iceberg. Nous, nous avons constaté des malaises de collègues dans des établissements. Nous avons fait voté 6 avis concernant la prévention des épisodes de forte chaleur qui seront consultables sur l’intranet. Nous demandons l’adaptation du bâti scolaire mais également un bilan des mesures mise en œuvre devant la F3SCT-A ainsi que la particularité du risque dans les laboratoires et la nécessité corollaire d’avoir du personnels spécialisés dans leur gestion.
Les conclusions des visites concernant l’accompagnement des AESH ont été votées. Après un sondage auquel les collègues AESH ont largement répondu, nous avons pu aller écouter les besoins de 27 AESH sur l’ensemble des 3 PIAL visités (Buxerolles, Parthenay, La Rochelle). Ce rapport est consultable sur l’intranet. Ce travail se borne au périmètre de compétence de notre instance, mais nous avons rappelé que les personnels AESH sont en attente d’un statut qui pourrait donner à leur métier la légitimité et la reconnaissance de la mission de service public qui est la leur dans l’inclusion des élèves.
Le Guide AED, publié sur l’intranet avant la rentrée, fera le point sur les règles s’appliquant la gestion administrative des assistants d’éducation en CDD comme en CDI. C’est un mémento utile pour que chacun puisse y comprendre ses droits concernant son temps de travail, sa rémunération, ses obligations,etc… La FSU CGT éduc’ation se félicite de la présentation en amont de ce guide relatif à la gestion des AED en F3SCT académique quand d’autres s’étonnent toutefois que ce document soit présenté dans cette instance, s’interrogeant sur son périmètre). Pour la FSU-CGT éduc’action, cette démarche favorise un examen approfondi des questions soulevées et contribue à un dialogue social de meilleure qualité sur ces sujets… Nous avons rappelé que nous regrettons le statut de MI-SE qui garantissait la capacité à des étudiants, boursiers prioritairement, de réaliser les études supérieures. Le temps de travail actuellement de 1607 heures par an pour un temps complet, réparties généralement sur 39 semaines, ne permet plus cette insertion. De plus, les AED cédéisés perdent leur droit au crédit d’heures dont bénéficient les AED en CDD afin de poursuivre des études supérieures ou une formation professionnelle. Nous avons demandé que l’employeur prenne en charge des dispositifs de formation de ces personnels à qui il se doit d’offrir des perspectives de carrière, notamment dans le cadre de déficit de recrutement dans de nombreux corps de métiers de l’Éducation Nationale. La grille académique d’avancement des rémunérations a été gelée par le ministère ce qui est inacceptable pour ces catégories de personnels qui comme les AESH ou les catégories C, sont parmi les plus bas salaires. Dans le contexte de généralisation de la violence en milieu scolaire et dans le cadre de Plan Santé mentale, la charge de travail s’accroît alors que le salaire s’affaisse.
Un point sur la mise en œuvre du Plan Égalité Professionnelle a été présenté par la référente Égalité académique. 39% des actions ont été réalisées. Un guide de parentalité est en cours d’élaboration. Nous avons dénoncé le retard dans la prise en charge de la spécificité de la santé des femmes (axe 6 du Plan). Notamment pour l’un des corps de métiers les plus féminisé de l’académie que sont les infirmières scolaires, nous avons proposé de leur dédier un programme de visite. Un sondage réalisé par le SNICS-FSU auquel 159 collègues ont répondu montre la nécessité de répondre au mal-être exprimé pour nos collègues.
En questions diverses, nous avons essayé d’attirer l’attention du rectorat sur la nécessité de réfléchir à des indicateurs permettant la mesure de sa politique de gestion de la santé au travail. Nous avons également, à l’occasion de la campagne de recrutement de tuteur pour les administratifs, posé la question de la valorisation de ces missions et des conditions pour qu’elles soient bénéfiques aux tutorés. Nous ne nions pas les besoins d’accompagnement des collègues et notamment de l’avantage de l’accompagnement entre pairs mais il ne s’agit pas de créer une mission dont la charge de travail n’est pas calibrer et répartie. Il faut éviter les glissements de charge de travail et bien réfléchir au travail réel plutôt qu’en travail prescrit. Nous serons vigilants à la mise en œuvre de ces missions. Enfin nous avons souligné le besoin en formations de premiers secours et SST ainsi que le suivi et recensement des personnels formés.
Ce compte-rendu ne peut-être exhaustif. Si vous avez des questions, rapprochez-vous de vos sections syndicales départementales qui pourront rendre compte plus finement de l’ensemble des mandats que nous portons en instance pour développer votre santé et vos conditions de travail.